À partir du 25 juin au Teatre La Biblioteca
Une génération qui observe et doute des autres, un mélange de lieux et de langues, des voyages et des sauts dans le temps à travers notre histoire… L’Albada est un texte vivant et ambitieux que Jaume Viñas nous a présenté il y a déjà dix ans. C’est une grande production pour cet été, mise en scène par Oriol Broggi et interprétée par une troupe de onze acteurs prête à faire éclater le monde et ses silences.
Au cœur de l’effervescence des préparatifs des Jeux olympiques de Barcelone de 1992, Alba termine ses études d’histoire à l’université et entreprend une recherche qui la mènera bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Guidée par un bon professeur et accompagnée d’un autre jeune historien en quête inlassable de ses origines, elle s’enfoncera dans l’histoire la plus sombre de l’Espagne moderne et tracera un chemin qui la conduira de la guerre civile à l’euphorie olympique. Alba devra faire face aux obstacles d’une bureaucratie réticente à la recherche, à des archives remplies de montagnes de documents, à des langues qui s’entrecroisent, ainsi qu’à de nombreux personnages et témoins qui ne peuvent ou ne veulent pas se souvenir… Un fil familial, un voyage dans le passé qui fera émerger trahisons, amour, haine, poésie, musique et amitiés qu’elle ne pourra maintenir vivantes qu’en osant regarder en arrière et se souvenir.
L’Albada est le puzzle ambitieux d’une tragédie contemporaine qui parle de nous. De la guerre et de l’après-guerre, elle nous emmène d’une époque à une autre, d’un paysage à un autre, d’une Espagne à une autre, jusqu’à la transition fervente et à la célébration des Jeux de 1992. L’Albada accueille la douleur et le silence transmis de génération en génération, qui ont façonné l’Espagne que nous connaissons aujourd’hui. C’est le portrait d’un carrefour de destins qui ne peut être dépassé qu’avec l’aide des autres. L’Albada se rebelle contre l’oubli, contre la peur et contre le silence.
De
Jaume Viñas
Mise en scène
Oriol Broggi
Avec
Cristina Arenas
Patrícia Bargalló
Joan Marmaneu
Clara Mir
Noël Olivé
Eduard Paredes
Maria Ribera
Oriol Ruiz Coll
Ismael Sempere
Ramon Vila
Jaume Viñas
Lumières
Pep Barcons
Vidéo
Francesc Isern
Costumes
Gina Moliné
Espace et scénographie
Oriol Broggi et Yaiza Ares
So
Òscar Camí et Oriol Broggi
Régisseuses
Maria Molist et Aran Broggi
Téchniciens du spectacle
Pau Montull et Pau Segura
Photographie
Alex Rademakers
Vidéo promotionnelle
David Andreu
Une production de La Perla 29 et Grec Festival du Barcelona 2026

L’envie de porter ce spectacle à la scène vient de différents endroits, et tous se rejoignent ici, devant vous. Les idées et l’idéologie rencontrent la forme pour construire un récit. Silences, oublis, douleur, grands-parents, arrière-grands-parents, pères et mères, démocratie, guerre et après-guerre, oubli et pardon... puis tout recommence. Travailler l’émotion et vous donner envie de vous étreindre, de vous réconcilier.
Que se cache-t-il dans tout ce que nous ne nous disons pas, dans tout ce que nous ne nous sommes pas suffisamment raconté ? Comment faire lorsque nous portons en nous des blessures causées par des événements que nous n’avons pas vécus, mais avec lesquels nous cohabitons chaque jour ?
Lorsque Jaume est venu nous présenter les premières versions de L’Albada, j’ai immédiatement compris que nous avions devant nous un texte ambitieux qui voulait nous emmener plus loin. Au-delà d’une histoire racontée de manière linéaire, à travers de nombreux lieux du pays, des identités possibles et impossibles, des rêves perdus, des cruautés jamais réparées... Un immense dialogue entre générations qui cherchent à s’expliquer les unes aux autres parce qu’elles ont besoin les unes des autres. À cela s’est ajoutée la fascination de voir l’héritage même des spectacles de La Perla inscrit dans un nouveau texte qui nous ferait voyager de la Barcelone de 1992 (j’avais alors vingt et un ans) jusqu’à la guerre civile espagnole, en passant par la Transition démocratique et l’après-guerre.
Si chaque spectacle est une tentative vouée à l’échec de rendre réelle une idée, et si c’est dans l’écart entre cette idée et la réalité que naît la possibilité de la poésie, alors L’Albada est la tentative d’une épopée consacrée à notre histoire la plus récente. L’écriture de nos propres mythes, nourrie par l’influence de ce que nous avons vu sur cette même scène et démultipliée à la recherche d’un nouveau point d’arrivée. Les héros ne combattent pas des forces surnaturelles mais les uns les autres ; les monstres ne vivent ni dans des grottes ni dans des mers lointaines, mais en nous-mêmes ; et ce qui est en jeu n’est pas l’ordre de l’univers, mais la mémoire.
Nous avons énormément travaillé avec toute l’équipe afin de trouver comment rendre présents près de quarante personnages, des époques et des moments très différents, des lieux en perpétuel changement... Comme dans un vieux cinéma, un théâtre en ruines où l’on projette encore des films d’autrefois. En suivant Alba, notre héroïne, une jeune femme de vingt ans qui cherche sa place dans le monde tout en étudiant l’Histoire et en vivant la Barcelone olympique avec un certain scepticisme. Hésitant entre l’amour et la colère. Comme une chanson d’été, nous nous adressons à vous à travers cette Albada.
Oriol Broggi
Disponibilité
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C/ Carme, 44 1r 2ª
Tel. 93 217 17 70
C/ Hospital, 56
Tel. 647 29 37 31
(a partir d'1h i 1/2
abans de la funció)